Il faut remonter au 1er siècle avant Jésus-Christ pour découvrir les vestiges d’habitations de communautés de pêcheurs et d’agriculteurs. Fuyant le dessèchement sécheresse du Sahara et l’assèchement des fleuves et rivières, les hommes qui ont peuplé la Guinée ont trouvé refuge dans sur les terres luxuriantes de Guinée, notamment de ses vallées verdoyantes des Monts Fouta Djallon propices à la cueillette, à la chasse et à la pêche.

Entre le VIIIe et le XVe siècle, la Guinée fait partie successivement des empires du Ghana et du Mali. Le portugais Pedro de Sintra découvrit les côtes de Guinée en 1460 et qui en parlait en ces termes : « … Ces gens ont la coutume d’avoir les oreilles percées de trous, auxquels pendent différents anneaux d’or, attachés les uns aux autres. Ils ont également le nez percé par en dessous et au milieu, auquel ils suspendent un anneau d’or, comme nous le faisons chez nous avec les buffles. Quand ils veulent manger, ils retirent ces anneaux. Les hommes en portent aussi bien que les femmes. Il paraît que les femmes des seigneurs ou personnes de quelque importance ont les lèvres de leur nature percées de trous de même que leurs oreilles, pour signaler leur dignité ou condition supérieure ; anneaux qu’elles mettent et enlèvent selon leur bon plaisir »

S’ensuit l’époque coloniale où la Guinée fut d’abord fut convoitée par les portugais, les britanniques et les français. Des comptoirs s’installèrent pour faire le commerce des épices, de l’huile de palme, de l’or, de l’ivoire, mais également des esclaves.Devenue officiellement une colonie française en 1891, il faudra attendre 1958 pour que la Guinée proclame son indépendance portée par Ahmed Sékou Touré, arrière-petit-fils de Samory Touré héro de la fin du XIXe siècle pour avoir organisé la résistance contre l’occupation française.

Ce fut en 1889, sous la colonisation française, que Conakry devint la capitale de la Guinée actuelle.  « Selon une légende, à l’origine il y avait dans l’île Tombo, non loin l’actuel port, un fromager géant sous lequel un paysan Baga du nom de Cona, qui avait construit sa case. Sa palmeraie produisait le meilleur vin de l’île, les gens de Kaporo venaient boire sous le fromager de Cona. Ils disaient alors, « je vais chez Cona, sur l’autre rive (nakiri) », ainsi par contraction ce lieu devin Conakry.