Production de mangues

Avec plus de 100 000 tonnes de mangues produites par année, la Guinée est connue et reconnue comme l’un des plus grands producteurs de mangues d’Afrique de l’Ouest. La mangue est le fruit par excellence de la Guinée, à tel point que chaque maison possède au moins un manguier et que les grands axes routiers sont bordés de manguiers.

Forte du soutien actif du gouvernement guinéen et d’un regain d’intérêt des investisseurs étrangers, la Guinée ambitionne d’atteindre une production de plus de 150 000 tonnes en 2020 et de redynamiser sa production exportable de mangues pour ainsi devenir un des principaux fournisseurs de mangues d’Afrique, la plantation de plusieurs milliers d’hectares de jeunes manguiers contribuant également à cet objectif.

Avec plus de 72 variétés de mangues, la Guinée exporte principalement 5 variétés qui sont principalement la Kent et la Keitt, soit 90% des exportations, ainsi que l’Amélie, la Palmer et la Smith dans une moindre mesure. La Guinée a d’ailleurs été le premier pays d’Afrique de l’Ouest, en 1949, à introduire les variétés floridiennes telles que la Kent, Keitt et la Smith, sur la station de recherche agronomique de Foulaya, près de Kindia.

La Guinée possède d’importants vergers de manguiers et totalise plus de 700 000 arbres répartis entre les deux grandes régions de production que sont la Haute Guinée (Kankan, Siguiri et Mandiana) et la Guinée-Maritime (Kindia, Forécariah, Coyah et Dubréka).La Guinée-Maritime est la zone exportatrice de mangues d’Afrique de l’Ouest la plus humide. Elle est plantée essentiellement avec des variétés qui furent introduites à la station de Foulaya (Kindia).

La Haute-Guinée possède un climat plus chaud et sec que celui de la Guinée-Maritime : il rappelle celui des principales zones productrices des pays voisins. La profusion des manguiers en Haute-Guinée est telle qu’ils constituent les arbres d’ombrage de predilection des avenues et des places publiques.

Du fait d’une large partie de sa production bénéficiant d’un climat tropical sec, la Guinée jouit ainsi d’un avantage comparatif incontestable pour la production de mangues de qualité. De plus, la fertilité de ses sols et les conditions climatiques favorables à la Guinée de débuter sa saison d’export de mangues dès le mois de mars, soit deux mois avant ses principaux concurrents.

Modernisation de la filière mangue
Depuis les années 1990, la Guinée mise sur le développement du secteur privé, en s’appuyant particulièrement sur les entreprises tournées vers l’exportation.

La part importante que représente cette chaîne de valeur dans les exportations a amené le gouvernement de la République de Guinée, les privés et les bailleurs de fonds à mettre en place des actions concrètes pour le développement de la filière mangue. Ainsi, la Guinée, appartenant à la catégorie des Pays les moins avancés (PMA), a bénéficié du programme du Cadre intégré renforcé (CIR) afin de lui permettre une insertion dans le système commercial multilatéral.

Depuis novembre 2013, la Guinée bénéficie via le programme du CIR, d’un Projet de développement de la filière mangue en Guinée (PRODEFIMA). À travers le projet PRODEFIMA, les activités suivantes avec les producteurs ont été réalisées :

  • Le renforcement de capacités et formations de plus de 500 producteurs
  • L’implantation de pépinières de plus de 2 000 plants greffés
  • La mise en place de près de 50 ha de nouveaux vergers de type commercial (200 à 400 pieds à l’hectare)
  • La construction et l’équipement d’une plateforme de conditionnement et de conservation de mangues à Kankan

Une filière essentielle pour le développement économique et sociale de la Guinée